De quoi s’agit-il ?

Mise en œuvre rétrograde du mandat populaire

Au printemps 2012, le peuple s’est prononcé en faveur d’une révision de la loi sur les jeux d’argent. Le but était de réglementer tous les jeux d’argent dans le cadre d’une seule et même loi. Concrètement, la priorité était de renforcer la protection contre la dépendance au jeu, la protection contre le blanchiment d’argent et la manipulation de compétitions sportives.


Mais le Parlement est allé bien au-delà de ce mandat populaire: le 29 septembre, le Conseil national et le Conseil des Etats ont adopté la révision de la loi sur les jeux d’argent. Avec la nouvelle loi sur les jeux d’argent, le Parlement autorise uniquement les casinos suisses à proposer des jeux en ligne.. Les plateformes étrangères de casinos en ligne sont bloquées sur internet et ne peuvent donc plus être consultées depuis la Suisse.


Le verrouillage d’internet nuit à la Suisse

Notre économie bénéficie indiscutablement d’un accès libre à internet. Le verrouillage de certains sites étrangers afin de protéger les acteurs du marché suisse n’est pas raisonnable du point de vue économique. Le verrouillage d’internet constitue de plus une ingérence grave dans la liberté économique et celle de l’information.


En optant pour le verrouillage d’internet, le Parlement crée un précédent dangereux qui ouvre la voie à de nouvelles ingérences dans la liberté d’internet et qui servira d’exemple à ceux qui voudraient bloquer toute concurrence indésirable sur le web. Il existe pourtant une solution beaucoup plus judicieuse: il faudrait intégrer l’offre des plateformes internationales, soumettre les entreprises concernées à une réglementation et leur faire payer des impôts. Nous assurerons ainsi des recettes importantes aux cantons, à la jeunesse ainsi qu’à l’AVS/AI.


La loi sur les jeux d’argent constitue un retour en arrière en matière de numérisation et restreint notre compétitivité. C’est la raison pour laquelle les Jeunes libéraux radicaux, les Jeunes Vert’libéraux et les Jeunes UDC unissent leurs forces pour lutter contre  cette loi paternaliste et rétrograde en lançant un référendum.